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Samedi matin avec mes enfants et ce que j'ai appris en arrêtant de vouloir que ce soit parfait

  • Photo du rédacteur: Rochdi Ben Abdeljelil
    Rochdi Ben Abdeljelil
  • 17 janv.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 1 mai



Eye-level view of a serene forest path surrounded by tall trees
A peaceful forest path inviting exploration and self-discovery.

Pendant longtemps, le vendredi soir, j'étais tendu.

Pas parce que je ne voulais pas voir mes enfants. Exactement le contraire. Je voulais tellement que ce soit bien  que je transformais chaque week-end en une espèce d'examen que je n'arrêtais pas de passer mentalement.

Est-ce que j'ai assez joué avec eux ? Est-ce que j'aurais dû m'énerver pour ça ? Est-ce qu'ils rentrent chez leur mère en étant heureux d'avoir été là ?

Et le dimanche soir, quand la porte se refermait, je faisais le bilan. La plupart du temps, le verdict était sévère.

Ce que j'essayais de contrôler

J'essayais de contrôler quelque chose qui ne se contrôle pas : le ressenti de mes enfants.

Je voulais qu'ils soient heureux. Qu'ils rentrent en disant que c'était bien. Qu'ils reviennent avec envie. Et cette attente  qui venait d'un endroit d'amour, je le sais — créait une pression que je faisais peser sur eux sans le vouloir.

Les enfants sentent quand un adulte a besoin que ça se passe bien. Et quand ils le sentent, ils jouent le jeu. Ils disent ce qu'ils croient que tu veux entendre. La relation devient une performance de chaque côté.

Ce qui a changé

J'ai arrêté de programmer les week-ends.

Pas complètement  les enfants ont besoin de rythme. Mais j'ai arrêté de remplir chaque moment, comme si le silence était un échec.

Ma fille et moi, on va au cinéma le samedi. C'est devenu notre truc. Pas parce que j'ai décidé que "le cinéma crée du lien". Parce que c'est sorti naturellement un jour, et qu'on a continué. Avec mes fils, on joue au foot dans le jardin, on sort les jeux de société. Des choses simples.

Ce que j'ai remarqué : les meilleures conversations avec mes enfants n'arrivent pas quand je les provoque. Elles arrivent dans l'espace entre les activités. Quand on rentre du cinéma et qu'on marche sur le trottoir. Quand on attend que la pizza soit chaude. Quand rien ne se passe.

Ce que la simplicité permet

La simplicité crée de la sécurité. Et la sécurité, c'est ce dont tes enfants ont le plus besoin après un divorce.

Pas des expériences extraordinaires. Pas un père sans défauts. Un père constant, prévisible, dont ils connaissent les habitudes  et dans les bras duquel ils peuvent se laisser aller sans avoir à performer.

Le week-end parfait n'existe pas. Mais le week-end réel, lui, laisse des traces.

Si tu veux réfléchir à comment simplifier et solidifier ta relation avec tes enfants  parlons-en. L'appel découverte est gratuit.

 
 
 

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